Interstices

by Chaviré

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about

Recorded in March 2017 by Nicolas Bazire at Swan Sound Studio, La Ferrière-Harang, France.
Mixed by Guillaume Dousseau at the same place.
Mastered by Dan Coutant at Sun Room Audio, New York, United States.

Artwork and booklet by Hugues PZZL.
puzzle-records.com

Released on Stonehenge Records.
stonehengerecords.com

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releases July 13, 2017

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Chaviré Nantes, France

DIY emo punk hardcore, Nantes, France.

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Track Name: Désertons Le Désastre
On tient bon mais on cherche des interstices dans le bruit et le vide d'une époque qui joue la montre en fin de vie. On tire les conséquences du match nul du siècle, les diseurs de bonne aventure se rendent à l'évidente défaite ; il n'y a pas d'aventure. Nous disparaitrons sans laisser de trace, nos communes idéales ne tiennent pas dans les métropoles. Toutes les prisons de Nantes, sont faites pour emprisonner, car l'époque est aux murs et aux déserts.
Track Name: Le Voyage Forme La Jeunesse
« Je hais les voyages et les explorateurs. »

On a pas fini de voyager, dans des rues devenues musées, jamais assez loin, toujours trop près de nous. On a pas fini de se pavaner, de dire qu'on l'a vu, de dire qu'on l'a fait. Emmener notre ennui se balader, mais pour aller où ? Les voyages forment la jeunesse. Quand l'art investi la ville, c'est toujours à grand coups de capitaux, dans des métropoles de pacotille où tout ce qui brille ne fait pas de cadeaux. Des économistes en costume d'explorateurs à moindre frais, des philanthropes en costume d'explorateurs, dans des ruelles j'ai erré à m'en faire tourner en rond, des explorateurs trop zélés m'y ont fait tourner en rond.
Track Name: Tous Les Chevaux Du Roi
« Je me promène. Principalement, je me promène. » On a usé notre salive à parler déclassement, à se sentir nulle part chez nous et coupable de l'Histoire, et à chaque coin de rue, c'est ma lâcheté que je surprends et traîne. Quelle époque sans fête ! À refaire sans cesse l'histoire de nos défaites. Sous nos faux airs, sur nos tons de reproche, les poings serrés, à s'en percer les poches. Sous nos faux airs, au temps des regrets, les poings serrés, les poches percées. Accroche-toi à ce qui reste avant de partir, pour agir en primitif et prévoir en stratège. « Nous faisons notre chemin comme le feu ses étincelles », et besoin de personne, pour nous donner la direction du vent.
Track Name: Nous Contre Nous
Et s'il faut refaire l'histoire de nos défaites au cas par cas, dans ce désert où l'on se laisse tous aller au chacun pour soi, au chacun sa guerre, pour ses princes et ses rois, tant qu'on y croit sous nos faux-airs. Nous sommes devenus notre pire ennemi, à croire que c'est nous contre nous. Et dans le cas où la défaite soit la fin de l'histoire, si l'on y croit. On trimballe nos postures surannées, nos façons d'être au mauvais goût du jour. Tout ce que nous avons à perdre, c'est cette vie dont nous ne voulons pas. Si les erreurs n'appartiennent qu'à nous-mêmes, pas le temps pour les regrets.
Track Name: Partir, Rester
A faire cent mille fois le tour de la ville, à compter les défaites et les déserts. Le festival des gueules renfrognées, des pires ennemis en devenir, des pires ennemis à devenir. On a remis à demain notre envie de tout changer, on a remisé nos belles paroles, c'est plutôt mal parti pour rester. Pas sûr à la fin de prendre le parti de ceux qui restent, pas sûr de la fin.
Track Name: Barcelone
Les marchands de sable et les marchands de loisirs ont rendu increvable notre prétendu romantisme. Des sentiers balisés aux chemins de traverse, des séjours organisés pour combler notre soif d'exotisme. Emmener notre ennui se balader, nous n'avons rien pu voir d'autre. Le spectacle à la mode, de la ville qui s'enfuit et l'urbanisme à la solde de son increvable romantisme. On y sera bien allé et on y aura rien vu, des reliques pour témoigner, on trimbale notre exotisme. Quitte à se payer le luxe du dépaysement, à aller jouer l'explorateur détaché, un point de plus à mettre sur une carte, et des photos à exhiber fièrement. De la terrasse de l'hôtel tous les ennuis se ressemblent.
Track Name: Le Feu, Les Cendres
L'époque est opaque, opaque s'il en est ! Des feuilles mortes à ramasser comme toujours à la pelle. On en a eu assez des voyages et des promenades, à se persuader que c'est toujours mieux ailleurs, tant qu'on y est pas. Et des meurtrières, pour toutes nos meurtrissures, pour tout ce qu'on remet à demain, pour tout ce qu'on laisse en arrière. Puisqu'on a remis à demain, notre envie de tout changer. Avoir envie de voir s'embraser le quotidien, avoir envie de voir brûler ce qui nous tient, tu as eu envie de mettre à sac cette ville de merde. Depuis le temps qu'on se laisse aller, depuis le temps qu'on laisse couler, à quand le drame ? C'est pour demain les flammes, depuis le temps qu'on attend le grand incendie, le feu et les cendres.
Track Name: En Attendant De Déclasser Les Centres
Tout compte fait, si tout est à prendre ou à léser pour de bon, dans la fuite de la ville et l'ennui de nos voyages, dans le vide qui nous habite et les déserts d'habitude, là où s'écoule la vie et se marchandent les mirages. Les badauds désespèrent de promesses auxquelles s'amarrer, lassé.e.s de promener notre ennui, de partir, de rester. Ce qu'ils appellent la vie n'est qu'une fausse promesse, leur joie un mensonge de compromis qu'on accepte trop souvent. On continue de se battre pour la ville, on retient ce qu'on peut de ce qu'on nous laisse et on ne se laisse pas aller au renoncement. On cherche des interstices, et on tient bon.